BANGLADESH : ILAAD ALERTE L'ONU SUR LA DÉTENTION ARBITRAIRE DE 49 PERSONNES, DONT 17 ENFANTS
- ILAAD
- 12 juin
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La Ligue internationale contre la détention arbitraire (ILAAD), aux côtés de JusticeMakers Bangladesh in France (JMBF), a soumis une demande d'action urgente au Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire (GTDA) concernant la détention arbitraire de 49 personnes, dont 17 enfants, à la suite d'un rassemblement pacifique à Noakhali.
DÉTENTION ARBITRAIRE DE 49 PERSONNES, DONT 17 ENFANTS, À LA SUITE D'UN RASSEMBLEMENT POLITIQUE PACIFIQUE
Cette action concerne l'arrestation et la détention de 49 personnes, dont 17 enfants, par les autorités de la République populaire du Bangladesh, à la suite de leur participation à un rassemblement politique pacifique organisé à Noakhali le 5 juin 2026.
Le 5 juin 2026, des militants de la Bangladesh Chhatra League et de la Jubo League ont organisé un rassemblement de protestation pacifique dans le secteur du marché de Badharhat, à Noakhali Sadar Upazila. Cet acte d'expression politique, protégé par la Constitution, a été accueilli par une vague d'arrestations menées conjointement par des militants affiliés au parti et par les forces de l'ordre.
Vers 21 heures ce soir-là, 18 personnes, dont 17 enfants, ont été arrêtées dans le secteur de Pouro Bazar, dans la ville de Maijdee, par des militants de l'organisation étudiante affiliée au parti au pouvoir, la Jatiyatabadi Chhatra Dal, puis remises à la police. Entre la nuit du 5 juin et les premières heures du 6 juin 2026, la police a mené d'autres opérations dans les secteurs d'Eojbalia, de Kaladaraap et de la municipalité de Noakhali, arrêtant 24 personnes supplémentaires.
Au total, 49 personnes ont été arrêtées au seul motif de leur participation — ou de la préparation présumée — d'un rassemblement politique pacifique. Aucune accusation de violence, de vandalisme ou de menace à la sécurité publique n'a été formulée à l'encontre des personnes détenues.
UN CAS MANIFESTE DE DÉTENTION ARBITRAIRE RELEVANT DE LA CATÉGORIE II
ILAAD et JMBF soutiennent que ces arrestations constituent une grave violation des droits à la liberté d'expression, de réunion pacifique et d'association, garantis par les articles 19, 21 et 22 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) et par la Constitution du Bangladesh, ainsi que de l'interdiction de l'arrestation et de la détention arbitraires consacrée à l'article 9 du PIDCP et à l'article 9 de la Déclaration universelle des droits de l'homme.
Ces détentions relèvent pleinement de la catégorie II de la détention arbitraire telle que définie par le Groupe de travail, car elles résultent directement de l'exercice pacifique de droits et libertés protégés au niveau international. La demande rappelle également la jurisprudence récente du Groupe de travail concernant le Bangladesh, notamment les avis n° 39/2025 et n° 40/2025, qui ont documenté l'usage de poursuites pénales à mobile politique et la pratique de longue date des arrestations massives visant les militants.
UNE PRÉOCCUPATION PARTICULIÈRE : LA DÉTENTION ARBITRAIRE DE 17 ENFANTS
La détention de 17 enfants est extrêmement préoccupante. En vertu de la Convention relative aux droits de l'enfant, à laquelle le Bangladesh a adhéré en 1990, la détention de mineurs ne doit être qu'une mesure de dernier ressort et d'une durée aussi brève que possible. Les enfants de Noakhali ont été privés de liberté non pas pour un quelconque acte de violence, mais uniquement en raison de leur affiliation politique présumée et de leur participation à un rassemblement licite — une pratique fondamentalement incompatible avec les normes internationales de la justice pour mineurs.
ACTION URGENTE DEMANDÉE AU GROUPE DE TRAVAIL DES NATIONS UNIES CONTRE LA DÉTENTION ARBITRAIRE
La demande d'action urgente prie le GTDA de transmettre un appel urgent au gouvernement du Bangladesh et d'exiger la libération immédiate et inconditionnelle des 49 personnes détenues, dont les 17 enfants ; l'abandon de toutes les charges et procédures engagées à leur encontre ; le plein respect des droits à la liberté d'expression, de réunion pacifique et d'association ; ainsi qu'une enquête indépendante, impartiale et transparente sur les circonstances des arrestations, conformément aux obligations internationales du Bangladesh en matière de droits humains.



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